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📖 Texte
Wilma Rudolph, de la maladie aux Jeux Olympiques
Wilma Rudolph naît en 1940 aux États-Unis, dans une famille nombreuse et modeste. Toute petite, elle contracte la poliomyélite, une maladie qui paralyse sa jambe gauche. Les médecins annoncent qu'elle ne remarchera peut-être jamais normalement. Pendant plusieurs années, Wilma porte un appareil orthopédique et doit suivre de longues séances de rééducation.
Sa mère refuse de baisser les bras. Chaque semaine, elle conduit sa fille à l'hôpital, à des heures de route de leur maison, pour des massages et des exercices. À la maison, ses frères et sœurs l'aident à masser sa jambe tous les soirs. Peu à peu, la force revient dans les muscles de Wilma.
Vers l'âge de douze ans, elle retire enfin son appareil orthopédique et commence à courir avec les autres enfants du quartier. Elle découvre alors une vitesse extraordinaire et décide de se consacrer entièrement à l'athlétisme, malgré le scepticisme de certains adultes qui doutent de ses capacités après une enfance si difficile.
Son entraînement acharné porte ses fruits : en 1960, aux Jeux Olympiques de Rome, Wilma Rudolph remporte trois médailles d'or en course, un exploit rarissime pour une athlète de son époque. Le public du monde entier découvre son histoire et la surnomme bientôt « la femme la plus rapide du monde ».
Après sa carrière sportive, Wilma consacre une grande partie de sa vie à entraîner de jeunes athlètes issus de milieux modestes, leur transmettant la conviction qui l'a portée : aucune difficulté de départ ne détermine ce qu'une personne peut accomplir avec de la persévérance, du soutien familial et un entraînement adapté à ses propres capacités. Son parcours reste aujourd'hui encore une source d'inspiration pour de nombreux jeunes athlètes à travers le monde, y compris pour des enfants confrontés à des difficultés de santé semblables aux siennes.