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Lecture fonctionnement · 2ème séance · Module 5

☂️ Je réfléchis sur le fonctionnement du texte

Tu as déjà lu et compris « Les parapluies ». Aujourd'hui, on regarde comment ce texte est construit : le portrait des deux voisines, et leurs répliques dans le dialogue. C'est une étape importante vers ton projet d'écriture !

Cahier d'activités, page 66 : « Je réfléchis sur le fonctionnement du texte » — Les parapluies
Cahier d'activités, Module 5 · Journée 6 · page 66
Étape 1 · Rappel du contenu du texte

🧠 Je me rappelle de l'histoire

Avant de relire, essaie de te souvenir du texte : qui, quoi, où ? Réponds sans regarder, puis on vérifie.

Étape 2 · Relecture du texte

📖 Je relis le texte attentivement

Relis le texte une nouvelle fois, lentement cette fois-ci : on va l'étudier en détail dans les exercices qui suivent.

Il y avait une fois deux voisines. C'étaient de jeunes demoiselles. L'une était blonde et s'appelait Estelle. L'autre qui était brune, répondait au nom d'Irène. Chacune avait un jardin qui était très grand. Les Jardins étaient séparés par un mur.

Un jour, Estelle dit à Irène par-dessus le mur :
« Dans votre jardin poussent beaucoup de légumes et de fleurs, c'est parce que vous êtes une sorcière.
– Vous ne savez pas travailler dans votre jardin, lui répondit Irène. Voilà pourquoi vous ne récoltez presque rien.
– Je me donne beaucoup de mal, ajouta Estelle. Mes carottes ne veulent pas être plus longues que mon petit doigt. Mes dahlias ne veulent pas pousser plus haut que les pâquerettes. Mais vos choux-fleurs à vous sont obèses, et vos rosiers vont bientôt grimper jusqu'au milieu des étoiles ».

Vous avez compris qu'Estelle était jalouse. Elle avait pris le parti de ne plus jamais parler à Irène. Seulement, elle lançait par-dessus le mur toutes sortes d'objets pour faire enrager sa voisine. Elle pensait qu'Irène se mettrait en colère et que ses légumes seraient tellement dégoûtés qu'ils refuseraient de pousser.

Irène ne disait rien. Elle ne pouvait pas prouver que c'était sa voisine qui causait des dégâts dans son jardin. Un jour, elle lui dit :
« J'ai fait, contre le mur, un tas avec tous vos débris. Quand le tas sera aussi haut que le mur, il vous arrivera malheur.
– Vous ne me faites pas peur, répondit Estelle ».

Le lendemain matin, Estelle aperçut dans son jardin des parapluies ouverts piqués dans la terre par le manche. Ils avaient poussé la nuit comme des champignons. Estelle voulut les arracher mais n'y parvint pas, comme s'ils avaient pris des racines profondes. Accablée de honte, elle éclata en sanglots, regrettant le tort qu'elle avait fait à sa voisine.

D'après André D'HÔTEL, Le bois enchanté

Page 81 du manuel : début du texte « Les parapluies »
Manuel, page 81
Page 82 du manuel : fin du texte, questions de compréhension et lecture rapide
Manuel, page 82

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